Dans un entretien accordé au journal Ahval Cem Özdemir, député vert allemand d’origine turc, a déclaré que son parti menait des consultations avec les chrétiens et sociaux-démocrates de la coalition gouvernementale afin de présenter un projet de loi au parlement allemand visant la fermeture des organisations extrémistes turques.  Il a martelé « trop c’est trop ». « Il n’y a pas de bon ou de mauvais fanatisme ou d’extrémisme. Dans notre pays (l’Allemagne) le PKK et ses organismes affiliés sont interdits. C’est maintenant au tour des ultra-nationalistes, des loups gris dont les liens avec le crime organisé font fréquemment la une.  Cela suffit ! »

Özdemir  a ajouté « S’il n’est pas possible d’intervenir pour contrer leur organisation en Turquie et leur association avec le gouvernement, nous disposons néanmoins en Allemagne des moyens d’arrêter leurs activités. Celles-ci troublent la cohésion et la paix de nos ressortissants. Nous voulons mettre en œuvre ces moyens ».

Özdemir a donné la France en exemple. « Après que nos voisins français l’ait fait c’est à notre tour d’interdire. Et à mon avis on est même en retard. Ils ont dépassé la mesure. Ils nous menacent dans notre pays et en toute impunité. Ce message est aussi adressé à Ankara : Toute attaque, toute insulte faites à la France, à Monsieur Macron sera une attaque, une insulte qui nous seront adressées. J’espère que Ankara entendra ce message. »