Après avoir eu des entretiens à Paris avec le président français, Emmanuel Macron le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis a déclaré “La Grèce et la France poursuivent un nouveau cadre de défense stratégique”. “La France va envoyer des navires de guerre pour soutenir la Grèce dans l’impasse turque” titrait le Guardian dans un article du 29 janvier.

Les tensions régionales se sont intensifiées à mesure que la colère de la Turquie s’est accrue en raison de revendications conflictuelles sur des réserves énergétiques potentiellement massives en Méditerranée orientale.

Ce mois-ci, le président turc a menacé d’envoyer d’autres navires de forage dans la région en guise de représailles. Cependant un accord a été conclu entre Ankara et le gouvernement soutenu par les Nations unies à Tripoli en décembre qui a défini de nouvelles frontières maritimes entre les deux nations. C’est ce qui a fait grimper l’animosité bilatérale à un niveau supérieur. Car les eaux au sud de la Crète sont directement remises en cause par cet accord. Les responsables d’Athènes considèrent cet accord comme une tentative délibérée et sans précédent de porter atteinte à la souveraineté du pays. Se tenant aux côtés de Mitsotakis après leurs entretiens, Macron a déclaré que la France “déplore l’accord turco-libyen dans les termes les plus clairs”.

La colère du président Erdoğan ne visait jusqu’à présent visé Chypre, où une querelle sur les droits d’exploration s’est aggravée suite à la découverte de gisements de gaz naturel dans les eaux entourant l’île. Ignorant la vive irritation de la Turquie de ne pas avoir été incluse, le gouvernement chypriote grec, reconnu internationalement, a poursuivi ses recherches et a chargé des entreprises énergétiques internationales, dont la multinationale française Total, d’explorer les blocs alloués au large de l’île à la recherche de ressources sous-marines.

L’animosité entre la Turquie et la Grèce n’ont jamais été aussi aiguës depuis l’invasion de Chypre en 1974 par l’opération militaire turque et qui a abouti à la division permanente de l’île.